A L’ATTENTION DU PARQUET MUNICIPAL DE BELGRADE
AU DEPARTEMENT SPECIAL POUR LE CRIME ORGANISE
AU PROCUREUR POUR LE CRIME ORGANISE
BELGRADE
USTANICKA 15
DECLARATION SUR LES INFORMATIONS A PROPOS DU CRIME ORGANISE
LE DEPOSANT : STANKO SUBOTIC
La plainte pénale que j’ai déposée au Parquet compétent à Genève à l’encontre de 23 personnes ne vise pas Manojlo Vukotic, directeur des « Vecernje Novosti », compte tenu du fait que c’est le Parquet serbe qui est compétent pour enquêter sur les infractions qu’il a commises, à savoir, en premier lieu, l’abus de la fonction officielle et acceptation de pots-de-vin. Lorsque le public a appris que Manojlo Vukotic, en tant que directeur des « Vecernje Novosti » a commis l’abus de la fonction officielle, le secrétaire du Ministère de la justice, Slobodan Homen, a publiquement déclaré le 25 mars de cette année que votre Parquet doit enquêter sur les allégations de WAZ parce qu’il pourrait y avoir des éléments d’infractions. Comme je suis le témoin et ai participé aux évènements, je dépose la présente déclaration sur les faits qui me sont connus, accompagnés de documents et liste des témoins.
Comme je l’ai mentionnée dans l’introduction, au cours de l’année 2002, j’ai conclu un accord de coopération avec l’allemand WAZ portant sur les investissements en Serbie où nous étions intéressés par l’achat du journal « Vecernje Novosti ». Manojlo Vukotic occupait alors la fonction du directeur et rédacteur en chef du journal. Au cours de l’automne de 2002, mes partenaires de WAZ m’ont informé qu’ils avaient été contacté par Manojlo Vukotic, qu’ils s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises et que Vukotic, leur avait offert ses services lorsqu’il avait appris l’intérêt de WAZ pour l’achat des « Vecernje Novosti ». Pour ma part, j’ai été plutôt réservé envers lui car on ne se connaissait pas mais aussi parce que j’avais fait une mauvaise expérience avec sa politique rédactionnelle étant donné qu’en 2001 il rapportait tous les mensonges publiés par l’hebdomadaire croate « Nacional » dans le cadre de « l’affaire du tabac ». C’est pour cette raison que j’ai été surpris de recevoir l’invitation, par l’intermédiaire d’un ami de Belgrade, de rencontrer Vukotic qui avait exprimé le désir de me rencontrer précisément pour discuter des écrits du « Nacional ». J’ai accepté cette proposition et lui ai donnée rendez-vous à Paris le 8 novembre 2002. Avant cela, mes partenaires de WAZ m’ont indiqué qu’ils avaient fait des progrès dans les discussions avec Vukotic, qu’ils étaient en train de négocier le contrat à signer, que Vukotic était prêt à travailler dans l’intérêt de WAZ et qu’ils lui avait indiqué que j’étais leur partenaire. J’en ai conclu que c’était la raison principale pour laquelle Vukotic voulait me rencontrer. Il s’est présente au rendez-vous à Paris accompagné de sa fille et du correspondant des « Vecernje Novosti » de Paris, Goran Cvorovic. Il m’a tout de suite dit qu’il connaissait mes relations avec WAZ, que l’on allait collaborer dans le futur et qu’il convenait dès lors qu’on devienne amis au plus vite. En gage de sa bonne volonté, il s’est dit prêt d’entendre ma version des faits de « l’affaire de tabac » en promettant de la publier au plus vite dans les journaux appartenant à la maison d’édition « Borba ». Je lui ai raconté ma version pendant plusieurs heures, en lui communiquant les détails de ma carrière professionnelle pendant qu’il prenait des notes et posait des questions. Pendant des pauses, Vukotic était curieux de connaître des plans de WAZ en Serbie et surtout combien d’argent était prévu pour l’achat des « Vecernje Novosti ». A la fin de l’interview, Vukotic m’a promis de démarrer le feuilleton dans les « Vecernje Novosti » à propos des attaques lancées par des Croates sur les gouvernements légitimes de la Serbie et du Monténégro, dont les parties seraient rapportaient dans d’autres éditions de sa maison.
Lors ce cette occasion, il m’a prié de lui recommander un magasin pour qu’il puisse acheter des habilles pour lui, sa fille et femme…
Je l’ai amené au magasin exclusif de mes amis « Salon Spas Catharine Max », puis je l’ai laissé là. Un mois après, j’a appris que Vukotic avait pris d’habilles pour environ vingt mille euros et qu’il n’a jamais payé la facture mais qu’il a indiqué à la propriétaire de m’envoyer la facture. De sa promesse de démarrer le feuilleton et la campagne, il n’en a presque rien été. Il a sorti une interview avec moi dans « Revija 92 », signé par des journalistes qui m’étaient inconnus. Quelques jours plus tard, les « Vecernje Novosti » ont publié une partie de cette interview, sur une demi page, et c’était tout !
Afin de ne pas compromettre le projet d’acheter les « Vecernje Novosti », je n’ai pas appelé Vukotic pour lui demander ce qui s’était passé avec la campagne promise et pourquoi il n’avait pas payé pour ses habilles.
Au début de l’année 2003, les partenaires de WAZ m’ont informé qu’ils étaient sur le point de signer l’accord avec Vukotic et se sont mis d’accord sur les honoraires de 500'000 euros en cas de succès de la vente des « Vecernje Novosti » à WAZ. Peu de temps après, ils m’ont informé qu’ils avaient signé le contrat et qu’ils avaient même transféré 70'000 sur les comptes du fils et parrain de Vukotic dont ce dernier leur avait donné des coordonnées * ANNEXE A * en expliquant qu’il avait urgemment besoin d’argent pour l’achat d’un appartement pour sa fille et pour rembourser le crédit hypothécaire pour l’achat d’un appartement quelque part à Slavija.
Lors des premiers contacts avec Milan Beko et son offre « d’aider » avec la privatisation des « Vecernje Novosti », j’ai compris qu’il entretenait des contacts avec Vukotic et que le directeur des « Vecernje Novosti » était, selon Beko, payé par ce dernier. Ceci s’est vite révélé être vrai parce que, malgré le contrat signé et l’avance d’argent reçu, Vukotic a commencé à œuvrer contre le projet et à demander, par l’intermédiaire des tiers, plus d’argent pour lui-même et les membres du Conseil d’administration. Ainsi, la vente aux enchères ne pouvait pas se faire en raison de la décision de Vukotic de ne pas « publier le prospectus », ce qu’il faisait précisément sur les ordres de Beko. En parallèle, Vukotic a expliqué au premier ministre Vojislav Kostunica qu’il ne pouvait pas permettre que les « Vecernje Novosti » soient vendus, surtout pas aux étrangers, parce qu’il s’agirait de la perte du journal le plus influent du pays qui était un promoteur de la politique populiste de Vojislav Kostunica et que ce serait aussi dangereux pour la perte du pouvoir, etc. Ceci s’est révélé être une bonne tactique de Manojlo Vukotic, dans la mesure où Kostunica ne voulait pas réagir et appliquer la loi lorsqu’en 2005 le représentant de WAZ, Srdjan Kerim, m’a montré les contrats et l’ordre de transfert de 70'000 euros que Vukotic a pris de WAZ. A moment donné, Vukotic a même essayé de conclure un contrat avec Vlade Divac par l’intermédiaire du ministre Bubalo, pour essayer de lui vendre des actions des petits actionnaires, mais, selon Beko et Miskovic, il a vite été convoqué chez Aleksandar Nikitovic. Après la discussion avec Nikitovic, Vukotic a commencé à attaquer Divac. Selon Beko, Vukotic faisait cela pour faire monter les enchères vis-à-vis de lui et de Miskovic, car il était mécontent avec le pourcentage que l’on lui avait proposé, mais il y a renoncé après l’intervention du chef du cabinet de Vojislav Kostunica. Quand bien même il savait parfaitement bien que Beko, Miskovic et lui-même étaient en train de vendre des actions à moi et à WAZ, il a publiquement accusé Divac de cacher WAZ derrière lui et que c’était la raison pour laquelle il ne voulait pas lui vendre des actions.
A la question pourquoi il mentionnait WAZ pour discréditer Divac, Vukotic a répondu laconiquement que ni Kostunica ni le gouvernement n’aimaient pas WAZ et que cela contribuerait à écarter Divac du projet pour toujours. Divac était toutefois un adversaire plus tenace que prévu, raison pour laquelle Beko et Miskovic ont dû intervenir auprès de l’Agence pour les registres commerciaux et même auprès de l’Hypo banque pour l’empêcher d’acquérir des actions.
Vukotic a cessé de poser des obstacles seulement lorsque nous nous sommes mis d’accord sur la privatisation avec le gouvernement de Kostunica. Nous devions accepter leurs conditions selon lesquelles nous pouvions acheter les actions mais seulement en passant par des intermédiaires et non directement par la bourse. Nous avons dû signer un contrat avec Beko et Miskovic en tant qu’intermédiaires dont le rôle était d’occulter notre participation mais aussi de permettre de partager l’énorme gain avec les politiciens. Il nous a été clairement dit que Vukotic recevrait de Beko et Miskovic un pourcentage de profits à la clôture de la transaction, en plus des honoraires de 1,000,000 d’euros dont il avait déjà reçu 500,000 euros et dont nous avons vu l’ordre de transfert vers la Grèce que Beko nous a montré en affirmant qu’il avait ouvert ce compte pour Vukotic. Selon l’accord commun, Vukotic devait continuer d’occuper la position du directeur jusqu’au transfert des actions parce que, selon Beko et Miskovic, il était nécessaire d’avoir un « insider » et ils affirmaient que Vukotic contrôlait les petits actionnaires. Tout de suite après notre accord, Vukotic a annoncé avoir trouvé les riches hommes d’affaires serbes qui achèteraient les actions et a annoncé que les acheteurs allaient chercher un partenaire stratégique, ce qui était une allusion à WAZ. Ceci correspondait à l’accord entre WAZ, Beko et Miskovic selon lequel Vukotic devait préparer le terrain pour l’achat des Novosti.
Lorsque tout était convenu avec Dejan Mihajlov et Aleksandar Nikitovic, le 14 juillet 2006, Vukotic a procédé à la « publication du prospectus » et a annoncé la cotation à la bourse des actions des « Vecernje Novosti ». Ceci est arrivé le 29 août et les actions des petits actionnaires ont été vendu pour un prix de 3200 euros, ce que Vukotic a triomphalement annoncé comme étant le prix le plus haut possible quand bien même il savait que le prix allait monter à 4150 euros, ce qui était convenu d’avance. Son annonce publique que les actions seraient vendues à Beko et Miskovic trois mois après la cotation à la bourse démontre clairement que ceci était fait d’entente avec le gouvernement et d’autres institutions qui se veulent indépendantes !
Dès que WAZ a fait transférer de l’argent sur les sociétés de Beko et Miskovic, nous avons organisé une réunion à propos de la formation du nouveau management. Même si Vukotic devait être remplacé, Beko et Miskovic ont insisté pour qu’il reste encore un certain temps, parce que Kostunica avait prétendument insisté qu’il y reste à cause des élections prévu pour la fin de janvier 2007. A la fin du mois de mars 2007, il nous a été offert de nommer le vice-directeur qui serait destiné à remplacer Vukotic et Beko m’a suggéré de nommer Misko Djordjevic, qui était alors directeur de l’Agence pour la privatisation, ce que j’ai fait. Selon Beko, nous lui étions redevables parce qu’il avait fait tout ce que l’on lui avait demandé de faire au sein de l’Agence pour la privatisation et il était au même temps très travailleur et servile. Malgré cela, il a occupé cette position seulement jusqu’en automne 2008 puis il a été chassé par Beko et Vukotic en affirmant qu’il « travaillait » pour moi. En réalité, la raison de son renvoi résidait dans le fait que Djordjevic était opposé à la destruction de la société, que Beko et Vukotic était en train de faire, tant à travers des spoliations que par la prise de mauvaises décisions ANNEXE B.
Comme il découle de la présente déclaration que Vukotic s’est rendu coupable de commission de plusieurs infractions : d’abus de la position officielle et de l’acceptation des pots-de-vin, poursuivies d’offices, je vous prie de trouver la présente déclaration ainsi que les documents idoines avec la liste des témoins qui peuvent confirmer l’ensemble des allégations.
LISTE DE TEMOINS :
1.Joakim Caumzegel, directeur de WAZ pour la Serbie (2004-2007)
2.Peter Lange, membre du conseil des directeurs de WAZ
3.Srdjan Kerim, directeur de WAZ pour l’Europe du Sud-Est
(1, 2 et 3 sur les faits entourant le contrat avec Vukotic,
versemetn de 70'000 euros et autes allégations de la déclaration)
4.Predrag Bubalo, ministre de l’économie dans le gouvernement de Vojislav Kostunica
(4 sur la renonciation du gouvernement à l’appel d’offres,
qu’il a estimé être la meilleure solutions pour la vente des « Vecernje Novosti »)
5.Vukotic Vladimir, le fils de Manojlo Vukotic
6. Radojko Mrljes, le parrain de Manojlo Vukotic
(5, 6 sur les versement des sommes d’argent par WAZ
sur leurs comptes privés en date du 23 mai 2003)
7.Milan Joksovic, avocat de Belgrade
8.Petar Stojanovic, avocat de Belgrade
9.Dragan Bogutovic, actionnaire des « Vecernje Novosti »
10.Svetlana Vukovic, actionnaire des « Vecernje Novosti »
11.Djuro Biblija, actionnaire des « Vecernje Novosti »
(9, 10, 11 sur le fait qu’ils avaient déposé des plaintes pénale contre Vukotic,
ès qualité de membres du groupe de travail des « Vecernje Novosti » déjà en 2005
et sur les abus au cours de la privatisation)
CC REPUBLIQUE DE SERBIE
MINISTERE DE JUSTICE
SECRETAIRE D’ETAT
SLOBODAN HOMEN
AU DEPARTEMENT SPECIAL POUR LE CRIME ORGANISE
AU PROCUREUR POUR LE CRIME ORGANISE
BELGRADE
USTANICKA 15
DECLARATION SUR LES INFORMATIONS A PROPOS DU CRIME ORGANISE
LE DEPOSANT : STANKO SUBOTIC
L’OBJET DE L’INFRACTION
L’abus de la position officielle par Manojlo Vukotic et acceptation des pots-de-vin
dans le cadre
de la privatisation du quotidien « Vecernje Novosti »
La plainte pénale que j’ai déposée au Parquet compétent à Genève à l’encontre de 23 personnes ne vise pas Manojlo Vukotic, directeur des « Vecernje Novosti », compte tenu du fait que c’est le Parquet serbe qui est compétent pour enquêter sur les infractions qu’il a commises, à savoir, en premier lieu, l’abus de la fonction officielle et acceptation de pots-de-vin. Lorsque le public a appris que Manojlo Vukotic, en tant que directeur des « Vecernje Novosti » a commis l’abus de la fonction officielle, le secrétaire du Ministère de la justice, Slobodan Homen, a publiquement déclaré le 25 mars de cette année que votre Parquet doit enquêter sur les allégations de WAZ parce qu’il pourrait y avoir des éléments d’infractions. Comme je suis le témoin et ai participé aux évènements, je dépose la présente déclaration sur les faits qui me sont connus, accompagnés de documents et liste des témoins.
Comme je l’ai mentionnée dans l’introduction, au cours de l’année 2002, j’ai conclu un accord de coopération avec l’allemand WAZ portant sur les investissements en Serbie où nous étions intéressés par l’achat du journal « Vecernje Novosti ». Manojlo Vukotic occupait alors la fonction du directeur et rédacteur en chef du journal. Au cours de l’automne de 2002, mes partenaires de WAZ m’ont informé qu’ils avaient été contacté par Manojlo Vukotic, qu’ils s’étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises et que Vukotic, leur avait offert ses services lorsqu’il avait appris l’intérêt de WAZ pour l’achat des « Vecernje Novosti ». Pour ma part, j’ai été plutôt réservé envers lui car on ne se connaissait pas mais aussi parce que j’avais fait une mauvaise expérience avec sa politique rédactionnelle étant donné qu’en 2001 il rapportait tous les mensonges publiés par l’hebdomadaire croate « Nacional » dans le cadre de « l’affaire du tabac ». C’est pour cette raison que j’ai été surpris de recevoir l’invitation, par l’intermédiaire d’un ami de Belgrade, de rencontrer Vukotic qui avait exprimé le désir de me rencontrer précisément pour discuter des écrits du « Nacional ». J’ai accepté cette proposition et lui ai donnée rendez-vous à Paris le 8 novembre 2002. Avant cela, mes partenaires de WAZ m’ont indiqué qu’ils avaient fait des progrès dans les discussions avec Vukotic, qu’ils étaient en train de négocier le contrat à signer, que Vukotic était prêt à travailler dans l’intérêt de WAZ et qu’ils lui avait indiqué que j’étais leur partenaire. J’en ai conclu que c’était la raison principale pour laquelle Vukotic voulait me rencontrer. Il s’est présente au rendez-vous à Paris accompagné de sa fille et du correspondant des « Vecernje Novosti » de Paris, Goran Cvorovic. Il m’a tout de suite dit qu’il connaissait mes relations avec WAZ, que l’on allait collaborer dans le futur et qu’il convenait dès lors qu’on devienne amis au plus vite. En gage de sa bonne volonté, il s’est dit prêt d’entendre ma version des faits de « l’affaire de tabac » en promettant de la publier au plus vite dans les journaux appartenant à la maison d’édition « Borba ». Je lui ai raconté ma version pendant plusieurs heures, en lui communiquant les détails de ma carrière professionnelle pendant qu’il prenait des notes et posait des questions. Pendant des pauses, Vukotic était curieux de connaître des plans de WAZ en Serbie et surtout combien d’argent était prévu pour l’achat des « Vecernje Novosti ». A la fin de l’interview, Vukotic m’a promis de démarrer le feuilleton dans les « Vecernje Novosti » à propos des attaques lancées par des Croates sur les gouvernements légitimes de la Serbie et du Monténégro, dont les parties seraient rapportaient dans d’autres éditions de sa maison.
Lors ce cette occasion, il m’a prié de lui recommander un magasin pour qu’il puisse acheter des habilles pour lui, sa fille et femme…
Je l’ai amené au magasin exclusif de mes amis « Salon Spas Catharine Max », puis je l’ai laissé là. Un mois après, j’a appris que Vukotic avait pris d’habilles pour environ vingt mille euros et qu’il n’a jamais payé la facture mais qu’il a indiqué à la propriétaire de m’envoyer la facture. De sa promesse de démarrer le feuilleton et la campagne, il n’en a presque rien été. Il a sorti une interview avec moi dans « Revija 92 », signé par des journalistes qui m’étaient inconnus. Quelques jours plus tard, les « Vecernje Novosti » ont publié une partie de cette interview, sur une demi page, et c’était tout !
Afin de ne pas compromettre le projet d’acheter les « Vecernje Novosti », je n’ai pas appelé Vukotic pour lui demander ce qui s’était passé avec la campagne promise et pourquoi il n’avait pas payé pour ses habilles.
Au début de l’année 2003, les partenaires de WAZ m’ont informé qu’ils étaient sur le point de signer l’accord avec Vukotic et se sont mis d’accord sur les honoraires de 500'000 euros en cas de succès de la vente des « Vecernje Novosti » à WAZ. Peu de temps après, ils m’ont informé qu’ils avaient signé le contrat et qu’ils avaient même transféré 70'000 sur les comptes du fils et parrain de Vukotic dont ce dernier leur avait donné des coordonnées * ANNEXE A * en expliquant qu’il avait urgemment besoin d’argent pour l’achat d’un appartement pour sa fille et pour rembourser le crédit hypothécaire pour l’achat d’un appartement quelque part à Slavija.
Lors des premiers contacts avec Milan Beko et son offre « d’aider » avec la privatisation des « Vecernje Novosti », j’ai compris qu’il entretenait des contacts avec Vukotic et que le directeur des « Vecernje Novosti » était, selon Beko, payé par ce dernier. Ceci s’est vite révélé être vrai parce que, malgré le contrat signé et l’avance d’argent reçu, Vukotic a commencé à œuvrer contre le projet et à demander, par l’intermédiaire des tiers, plus d’argent pour lui-même et les membres du Conseil d’administration. Ainsi, la vente aux enchères ne pouvait pas se faire en raison de la décision de Vukotic de ne pas « publier le prospectus », ce qu’il faisait précisément sur les ordres de Beko. En parallèle, Vukotic a expliqué au premier ministre Vojislav Kostunica qu’il ne pouvait pas permettre que les « Vecernje Novosti » soient vendus, surtout pas aux étrangers, parce qu’il s’agirait de la perte du journal le plus influent du pays qui était un promoteur de la politique populiste de Vojislav Kostunica et que ce serait aussi dangereux pour la perte du pouvoir, etc. Ceci s’est révélé être une bonne tactique de Manojlo Vukotic, dans la mesure où Kostunica ne voulait pas réagir et appliquer la loi lorsqu’en 2005 le représentant de WAZ, Srdjan Kerim, m’a montré les contrats et l’ordre de transfert de 70'000 euros que Vukotic a pris de WAZ. A moment donné, Vukotic a même essayé de conclure un contrat avec Vlade Divac par l’intermédiaire du ministre Bubalo, pour essayer de lui vendre des actions des petits actionnaires, mais, selon Beko et Miskovic, il a vite été convoqué chez Aleksandar Nikitovic. Après la discussion avec Nikitovic, Vukotic a commencé à attaquer Divac. Selon Beko, Vukotic faisait cela pour faire monter les enchères vis-à-vis de lui et de Miskovic, car il était mécontent avec le pourcentage que l’on lui avait proposé, mais il y a renoncé après l’intervention du chef du cabinet de Vojislav Kostunica. Quand bien même il savait parfaitement bien que Beko, Miskovic et lui-même étaient en train de vendre des actions à moi et à WAZ, il a publiquement accusé Divac de cacher WAZ derrière lui et que c’était la raison pour laquelle il ne voulait pas lui vendre des actions.
A la question pourquoi il mentionnait WAZ pour discréditer Divac, Vukotic a répondu laconiquement que ni Kostunica ni le gouvernement n’aimaient pas WAZ et que cela contribuerait à écarter Divac du projet pour toujours. Divac était toutefois un adversaire plus tenace que prévu, raison pour laquelle Beko et Miskovic ont dû intervenir auprès de l’Agence pour les registres commerciaux et même auprès de l’Hypo banque pour l’empêcher d’acquérir des actions.
Vukotic a cessé de poser des obstacles seulement lorsque nous nous sommes mis d’accord sur la privatisation avec le gouvernement de Kostunica. Nous devions accepter leurs conditions selon lesquelles nous pouvions acheter les actions mais seulement en passant par des intermédiaires et non directement par la bourse. Nous avons dû signer un contrat avec Beko et Miskovic en tant qu’intermédiaires dont le rôle était d’occulter notre participation mais aussi de permettre de partager l’énorme gain avec les politiciens. Il nous a été clairement dit que Vukotic recevrait de Beko et Miskovic un pourcentage de profits à la clôture de la transaction, en plus des honoraires de 1,000,000 d’euros dont il avait déjà reçu 500,000 euros et dont nous avons vu l’ordre de transfert vers la Grèce que Beko nous a montré en affirmant qu’il avait ouvert ce compte pour Vukotic. Selon l’accord commun, Vukotic devait continuer d’occuper la position du directeur jusqu’au transfert des actions parce que, selon Beko et Miskovic, il était nécessaire d’avoir un « insider » et ils affirmaient que Vukotic contrôlait les petits actionnaires. Tout de suite après notre accord, Vukotic a annoncé avoir trouvé les riches hommes d’affaires serbes qui achèteraient les actions et a annoncé que les acheteurs allaient chercher un partenaire stratégique, ce qui était une allusion à WAZ. Ceci correspondait à l’accord entre WAZ, Beko et Miskovic selon lequel Vukotic devait préparer le terrain pour l’achat des Novosti.
Lorsque tout était convenu avec Dejan Mihajlov et Aleksandar Nikitovic, le 14 juillet 2006, Vukotic a procédé à la « publication du prospectus » et a annoncé la cotation à la bourse des actions des « Vecernje Novosti ». Ceci est arrivé le 29 août et les actions des petits actionnaires ont été vendu pour un prix de 3200 euros, ce que Vukotic a triomphalement annoncé comme étant le prix le plus haut possible quand bien même il savait que le prix allait monter à 4150 euros, ce qui était convenu d’avance. Son annonce publique que les actions seraient vendues à Beko et Miskovic trois mois après la cotation à la bourse démontre clairement que ceci était fait d’entente avec le gouvernement et d’autres institutions qui se veulent indépendantes !
Dès que WAZ a fait transférer de l’argent sur les sociétés de Beko et Miskovic, nous avons organisé une réunion à propos de la formation du nouveau management. Même si Vukotic devait être remplacé, Beko et Miskovic ont insisté pour qu’il reste encore un certain temps, parce que Kostunica avait prétendument insisté qu’il y reste à cause des élections prévu pour la fin de janvier 2007. A la fin du mois de mars 2007, il nous a été offert de nommer le vice-directeur qui serait destiné à remplacer Vukotic et Beko m’a suggéré de nommer Misko Djordjevic, qui était alors directeur de l’Agence pour la privatisation, ce que j’ai fait. Selon Beko, nous lui étions redevables parce qu’il avait fait tout ce que l’on lui avait demandé de faire au sein de l’Agence pour la privatisation et il était au même temps très travailleur et servile. Malgré cela, il a occupé cette position seulement jusqu’en automne 2008 puis il a été chassé par Beko et Vukotic en affirmant qu’il « travaillait » pour moi. En réalité, la raison de son renvoi résidait dans le fait que Djordjevic était opposé à la destruction de la société, que Beko et Vukotic était en train de faire, tant à travers des spoliations que par la prise de mauvaises décisions ANNEXE B.
Comme il découle de la présente déclaration que Vukotic s’est rendu coupable de commission de plusieurs infractions : d’abus de la position officielle et de l’acceptation des pots-de-vin, poursuivies d’offices, je vous prie de trouver la présente déclaration ainsi que les documents idoines avec la liste des témoins qui peuvent confirmer l’ensemble des allégations.
LISTE DE TEMOINS :
1.Joakim Caumzegel, directeur de WAZ pour la Serbie (2004-2007)
2.Peter Lange, membre du conseil des directeurs de WAZ
3.Srdjan Kerim, directeur de WAZ pour l’Europe du Sud-Est
(1, 2 et 3 sur les faits entourant le contrat avec Vukotic,
versemetn de 70'000 euros et autes allégations de la déclaration)
4.Predrag Bubalo, ministre de l’économie dans le gouvernement de Vojislav Kostunica
(4 sur la renonciation du gouvernement à l’appel d’offres,
qu’il a estimé être la meilleure solutions pour la vente des « Vecernje Novosti »)
5.Vukotic Vladimir, le fils de Manojlo Vukotic
6. Radojko Mrljes, le parrain de Manojlo Vukotic
(5, 6 sur les versement des sommes d’argent par WAZ
sur leurs comptes privés en date du 23 mai 2003)
7.Milan Joksovic, avocat de Belgrade
8.Petar Stojanovic, avocat de Belgrade
9.Dragan Bogutovic, actionnaire des « Vecernje Novosti »
10.Svetlana Vukovic, actionnaire des « Vecernje Novosti »
11.Djuro Biblija, actionnaire des « Vecernje Novosti »
(9, 10, 11 sur le fait qu’ils avaient déposé des plaintes pénale contre Vukotic,
ès qualité de membres du groupe de travail des « Vecernje Novosti » déjà en 2005
et sur les abus au cours de la privatisation)
CC REPUBLIQUE DE SERBIE
MINISTERE DE JUSTICE
SECRETAIRE D’ETAT
SLOBODAN HOMEN
